28 mars 2009
Encore et encore
Puisque je n'ai rien de nouveau à raconter ces derniers temps, je vous livre ici, aujourd'hui, un récit d'avant, fin d'été 2008. Le récit d'une rencontre sans suite, mais qui a laissé son parfum de douceur...
Compte à rebours.. mercredi soir, l'hôtel. Première rencontre, après peu de dialogues sur un site bdsm, première fois pour moi l'hôtel direct. Je ne suis pas sûre d'apprécier mais j'ai décidé que c'était une expérience à tenter. Pas totalement à mon aise, et pour augmenter la pression, l'après midi, sur un autre site, une annonce avec photo, un dominant qui lui ressemble, plus jeune, m'a mis le doute sur son âge. Ca m'ennuierait qu'il m'ait raconté des cracks...
Il faut que je frappe à la porte, je ne peux pas attendre plus longtemps, s'il m'entend il va croire que je n'ose pas... Ouf, il a bien l'âge qu'il avait dit, hum il est mieux que sur la photo, rhaaa il n'est pas très grand... je me sens gourde...
La chambre est petite, je n'aime pas les chambres d'hôtel ! Naturellement, il commence par une fessée, et sur ses genoux en plus, assis sur le lit. Ce n'est pas ce que j'aime le plus, mais il fallait s'y attendre au vu de son pseudo. Je lui avait dit que je n'aimais pas tellement les "spécialistes", il m'a assuré qu'il pouvait se diversifier, la suite m'a prouvé que oui.
A me souvenir, je crois que c'est la seule chose que j'ai moyennnement appréciée... pas forcément dans la manière de faire, plutôt à cause de la mauvaise position, à moitié en déséquilibre, pour le reste ce serait plutôt encore et encore...
Encore, le baiser qu'il est venu me prendre, me donner tout d'un coup, alors qu'il me godait, pénétrant, puissant, sensuel, que j'ai reçu jusqu'au fond des tripes et que j'ai rendu, du moins je l'espère, le baiser, enfin... vous pensiez à quoi ?!..
Encore, me coller à lui chaque fois que je le peux, sentir la chaleur de son corps à la moindre occasion entre pinces, martinet ou cravache.
Encore, son humour quand, à ma sortie des toilettes alors que je cherche le lavabo, pourtant devant mon nez, il décide la visite des lieux, collier et laisse en place, à 4 pattes avec détails des moindres recoins, toilettes.. lavabo.. douche.. lit.. table.. porte manteaux. J'ai du mal à suivre, c'est étroit pour le demi-tour et je ne suis pas une pro de la marche canine, mais j'essaie de faire au mieux et je m'amuse beaucoup.
Encore, le plaisir qu'il me donne, encore et encore, tellement que j'éclate de rire, le plaisir que je lui donne aussi, j'espère... je m'y applique de toute mon envie...
Encore, ses doigts dans ma bouche, à sucer, sur ma bouche, pour baîllonner...
Encore, dormir près de lui sans oser le toucher, le laisser dormir tranquille avec cette envie de me coller à lui.
Encore, ses mains le matin qui me réveille...
Encore, sa main sur mon bras, légère et ferme à la fois, qui me dirige de nouveau vers la chambre après le petit déjeuner.
Encore lundi prochain ....
28 janvier 2009
Juste ce que je suis
13:28 sensationsm, un "H.polyvalent" qui se présente en tant que soumis, me demande, après le bonjour habituel, si c'est l'esclave ou le maître au clavier.... et j'ai vu là l'ampleur justement de ce qui fait ma détresse, puisque le fait que nous ayons deux comptes séparés est bien représentatif de notre relation.
Je suis sur sensation depuis ce matin, je vous ai dit que je partais mais en fait je ne me suis pas déconnectée. Quand je reviens, je m'aperçois que vous êtes allé déjeuner sans même regarder si j'étais là, sans même un signe au cas où. Naturellement vous avez supposé, sans doute, que si j'étais revenue je vous en aurais averti, ce que toute bonne soumise devrait faire.
Cqfd : Suis pas une bonne soumise.
Alors oui, je me fais mal naturellement, volontairement presque, et je mesure combien je préférerais une souffrance physique. Je me demande si je ne suis pas aussi endurante physiquement justement à cause, ou grâce à cela, cette capacité à souffrir dans mon âme tellement plus énorme que celle que je pourrais ressentir dans mon corps. Et inversement on peut imaginer que cette souffrance que je m'inflige presque - parce qu'enfin on a toujours le choix - est à la mesure de ce que je peux ressentir de bonheur ou de plaisir autant physique que cérébral.
Et cet autre, qui m'a pourtant eu dans les mains, avec qui j'ai découvert pour la 1ére fois le fouet, qui, suite à mon affirmation que vous soyez un bon Maître malgré votre peu de disponibilité, émet l'idée que je dis cela tant vous me faite faire beaucoup de cam !! Comment n'a-t-il pas compris que je n'avais rien de virtuel ??? Comment peut-il imaginer une seconde que je m'en contenterais ! Il y a-t-il si peu de dominants, encore moins d'hommes qui puissent, qui sachent être à l'écoute ?
Je me fais l'impression d'être un animal qui hurle sa détresse et qui désespère qu'on l'entende un jour. je veux plus, je veux encore, je veux toujours. Oui je sais, ça ne fait pas très "bonne soumise" - à vous de faire mon éducation - mais juste je veux vivre enfin !!! je ne veux pas de faux semblants, je ne veux pas de "va pour compte", je ne veux pas d'à peu près... oui je suis excessive, alors s'il vous plaît, donnez moi l'excès, le trop, le plus, pour qu'enfin je puisse être... juste ce que je suis... Votre soumise.
24 janvier 2009
L'avant et l'après...
Comme nous allions dans la pièce du fond pour nous préparer, j'ai pu l'apercevoir dans le salon à droite. Elle est à genoux, les yeux bandés, ses cheveux noirs juste à peine plus court que les miens, bouclés plus sagement. Je l'ai à peine entrevue mais j'ai remarqué son bel ensemble noir fait de voile pour le haut et de dentelle dans le bas. Je l'ai tout de suite trouvée jolie.
Mon Maître me fait déshabiller, je porte mon serre taille noir qu'il a resserré à l'hôtel. Il passe les bracelets à mes poignets et pose le collier à mon cou, y accroche la laisse qu'il laisse pendre. Nous nous dirigeons vers le salon et je profite encore un instant de la vue qu'elle offre, elle qui ne me voit pas, je la ressens comme un miroir de moi-même. Après une brève présentation, mon Maître me demande de me positionner à ses pieds puis il me bande les yeux.
Nous sommes là, face à face, agenouillées toutes les deux, et nos mains enfin s'aventurent à notre découverte. J'ai l'avantage sur elle de l'avoir vue tout à l'heure et je peux donc laisser mes mains parcourir ce que je sais être un gilet de voile couvrant sa poitrine menue mais superbe aux tétons naturellement turgescents. Son corset terminé par une courte jupe de dentelle cache à peine les attaches de ses bas en fines résilles. Je me surprends à incliner la tête dans le creux de son épaule pour déposer un baiser dans son cou. Je suis envahie d'une onde de tendresse et de douceur. Du creux de mes paumes, je frôle ses tétons érigés espérant lui procurer du plaisir. Je m'enhardis jusqu'à aller poser mes lèvres sur l'un ou l'autre, passer le bout de ma langue sur l'un et l'autre, j'ai envie de les mordiller mais j'ai peur de lui faire mal, je ne la connais pas, ne connais pas ses réactions, ses plaisirs, ses désirs. Ses mains aussi me cherchent, me frôlent les épaules, me caressent les seins, passent sur mon string qui peut être l'étonne, les soumises sont si souvent à découvert. Nous passons un moment seules, nous nous chuchotons des petits riens complices.
Enfin les deux Maîtres reviennent, nous enlèvent à chacune le bandeau et nous permettent de nous restaurer. Je reçois son visage en pleine figure, je la trouvais belle avec le bandeau, elle l'est encore plus sans. J'essaie d'être discrète, de ne pas la dévorer des yeux. J'aime ses traits, la courbe de son menton, ses cheveux de jais qui encadrent si joliment son visage me font penser à Blanche neige… Nous prenons quelques forces en grignotant les amuses gueules proposés sur la table basse, nous allons en avoir besoin. Le temps est venu de descendre dans une pièce aménagée pour les jeux bdsm.
Mon Maître sait que je n'ai jamais encore connu cet instant et la première chose que je vois… c’est la croix. Alors naturellement, je ne tarde pas à y être attachée. De la façon dont elle est positionnée, j'ai vraiment les jambes très écartées mais j'aime tout ce qui est lien et entraves et je ne me plains pas, au contraire je savoure cet instant jusqu'à ce que le maître des lieux vienne s'amuser un peu avec mes tétons. Je connais le "challenge", je serre les dents, il n'est pas question que je flanche. Ensuite, sincèrement, je ne sais plus trop ce qui s'est passé jusqu'au moment où nous nous sommes retrouvées attachées l'une à l'autre pour la ronde des Maîtres..... Où le monde n'est plus....
....... bruine, tu as fini ton verre ?
Le ton est doux mais ferme, un mélange que je connais assez pour comprendre qu'il faut revenir, qu'il faut rompre le charme. Je réponds que j'ai fini, fais deux pas vers la table pour poser le verre où il reste pourtant une gorgée encore. Je me sens loin, distante, plus froide que la glace alors que je dois avoir le dos brûlant. Les Maîtres demandent à ma compagne de soumission de s'installer sur le canapé pour que je la fasse jouir. Elle s'assoit ou plutôt s'allonge laissant ses jambes en dehors et ses pieds au sol. Je me glisse entre ses cuisses, à genoux pour être à la hauteur de son sexe... Je ne me souviens pas avoir reçu des directives, juste je me souviens que mes mains sont allées chercher les pointes de ses tétons que j'adore et qui répondent si bien, si vite à la sollicitation. Puis j'approche mon visage de ses lèvres intimes garnies d'un bel anneau doré et je commence maladroitement à les lécher. Je m'installe un peu plus bas pour être plus à l 'aise, encore tellement plus bas que je finis par m'allonger au sol. Me reposant sur les avant-bras, je peux la manger tout à loisirs. Elle gémit et laisse monter son plaisir, c'est alors que son Maître me donne un jouet un peu spécial qu'elle apprécie particulièrement. je me redresse, assise sur mes jambes je commence à titiller son clitoris avec... Ils nous l'avaient dit.. mais je ne m'y attendait pas ainsi... je ne pensais pas être capable de la faire aller jusque là, même avec l'intermédiaire d'un jouet... mais voilà qu'elle m'offre sa fontaine. Je la reçois en pleine poitrine et loin de m'éloigner j'ai le geste de me donner à son offrande. Par trois fois elle va se répandre et par trois fois je vais la recevoir. Je suis émerveillée et pleinement heureuse.
22 janvier 2009
Où le monde n'est plus
J'ai ouvert les yeux pour elle, un instant, juste pour elle, la rassurer sur mon état.
Nous sommes attachées, la brune et la rousse, liées l'une à l'autre, les cordes passées, serrées autour de nos tailles respectives, se rejoignent pour nous enlacer face à face, visage contre visage, seins contre seins, sexe contre sexe, nos quatre mains jointes au dessus de nos têtes et suspendues à la poulie du plafond. Autour de nous c'est la danse des deux Maîtres. Le Boléro de Ravel donne son rythme aux martinets dont les lanières pleuvent sur l'une et l'autre par la main experte de l'Un et l'Autre. Même nos poitrines, pourtant à moitié protégées par la présence de nos corps face à face, auront leur part.
J'ai mal pour elle, elle souffre pour moi, nos lèvres se touchent, se caressent, atténuent la douleur des lanières par leur douceur. Nos sexes aussi par moment se cherchent, se trouvent dans l'évitement d'un geste. Voilà déjà un temps certain que les coups pleuvent, nous savons le temps, la durée du plaisir des Maîtres, pas de surprise, 17 mn de musique, 17 mn de lanières à la rencontre de nos fesses, nos hanches, nos dos, nos épaules, nos cuisses, nos seins.. suivant Leur inspiration, suivant Leur désir, suivant le rythme qui s'accélère, la tonalité qui monte de plus en plus fort...
Tout à coup c'est la rupture, je suis submergée de douleur, une plainte atténuée s'échappe d'entre mes lèvres et les larmes viennent sans que je n'y puisse rien. Elles coulent doucement, je n'en peux plus, une seconde j'ai l'envie d'hurler ma souffrance et tout d'un coup ... Que s'est-il passé, plus de larmes, plus de plainte, plus de douleur, j'ai passé le seuil...
J'ai passé une porte, je me sens ailleurs, nulle part en fait. Les yeux fermés je relève la tête, je reste là sans plus bouger avec cette impression de flotter dans le vide. Est ce que j'entends encore la musique, oui sans doute, à l'heure où j'écris je ne sais plus. Je m'étonne de sentir les lanières qui ne me font plus mal, pas de bien non plus, juste je sens le cuir qui touche ma peau. J'ai la pensée que ça pourrait durer et durer encore, ça n'a plus d'importance, je suis ailleurs.
Quelques tours encore et la ronde s'arrête. On nous délie d'ensemble, on nous donne à boire, je suis encore ailleurs, le verre dans la main, j'avale l'eau, petite gorgée par petite gorgée. Il faudra la question de mon Maître me demandant si j'ai fini mon verre pour que j accepte de revenir sur terre.
14 janvier 2009
Le mouchoir
Il est 16h, nous sommes heureux de nous retrouver. Le couple que nous avons rencontré pour mon éducation bi vient de partir. La rencontre s'est bien passée, juste elle et moi, juste une prise de contact où nous avons eu plaisir. Un peu de flagellation de la part de Son Maître à elle sur mon dos à moi, on sait recevoir, *sourire* rien de méchant.
Mon Maître est content de moi. je suis nue à part mes bas et le plug qui est en place depuis un moment déjà. Monsieur me demande de venir à ses pieds pour m'occuper de lui. Je commence alors par lui enlever ses chaussures, chaussettes et lui lèche les pieds. Je prends plaisir maintenant à sucer ses orteils, à remonter doucement le long de ses jambes, le pantalon une fois enlevé, ma langue continue sa course ou redescend à mon gré pour son plaisir évident. Il est presque allongé dans le fauteuil, mes mains sous son pull vont chercher ses tétons que je ne tarde pas à faire s'ériger... ma bouche s'active maintenant sur son sexe. Naturellement je commence à aller profond et naturellement il commence à me tenir la tête. Il me maintient et j'étouffe et les hauts le coeur me fond pleurer et mon nez, comme toujours à ce moment, commence à couler.. mais j'ai un autre souci, plus grave encore. A chaque fois que j'ai un haut le coeur, je sens le plug qui bouge, il glisse... Je crains qu'il ne tombe sur le tapis, j'ai peur du résultat.. je voudrais me moucher au moins.. je voudrais lui dire que mon sac est derrière lui, que des mouchoirs en papier sont dedans, que j'avais justement pensé à en prendre.. qu'il n'a que le bras à tendre .. je voudrais parler mais à chaque fois que j'essaie de me libérer pour lui dire, chaque fois que je commence à dire un mot, il appuie de nouveau sur ma tête... je panique de plus en plus, je suis de plus en plus rétive, ne me concentrant plus, j'étouffe de plus en plus, mes yeux coulent, mon nez aussi, je veux absolument me moucher et je perds le plug en plus !! Alors je dis la seule chose qu'il ne fallait pas dire, je dis... non
Sur le coup je ne comprends pas pourquoi il m'entraîne, me traîne par les cheveux, à 4 pattes, jusqu'au siège devant son bureau.. pendant une seconde, je pense bêtement, incrédule malgré tout, qu'il veut se payer le fantasme de la secrétaire sous le bureau... mais non ! Il y a là une boite de kleenex. Il en prend un, me le tend, me remet en position d'officier, j'ai besoin d'un deuxième kleenex qu'il me donne, et je vois sa jambe qui scande son énervement.. je suis incapable de rien.. La gifle tombe, il me relève la tête par les cheveux, et veux m'entendre m'excuser. Les yeux dans les yeux, à quelques centimètres, je résiste un moment, je ne veux pas demander pardon, je voulais juste un kleenex, pour être plus à l'aise, pour mieux faire... Il insiste, je n'ai pas d'autre solution, je cède enfin, je prononce les mots, je rage... il se lève pour aller dans l'autre pièce et me dit de le suivre, je me relève.. il m'intime l'ordre de faire le chemin à 4 pattes.. Je m'exécute.
Dans l'autre pièce, debout de nouveau, bandeau de nouveau, il pose les poignets de cuir puis me bondage les seins. Poussée contre un radiateur sur lequel il installe une serviette pour m'éviter la brûlure, il me suspend par la poitrine, assez haut, que je sois obligée de me mettre sur la pointe des pieds. Ensuite, c'est au tour des bras, en l'air, un de chaque côté puis les jambes écartées, il positionne des pinces sur mes lèvres intimes et y ajoute des poids.
Les premiers coups tombent sur mon dos, j'ai la tête dans le rideau, je me tais... les coups tombent les uns après les autres régulièrement, un peu plus fort chaque fois. Je serre les dents, la lanière retombe régulièrement, un râle m'échappe, je l'entends comme s'il venait d'ailleurs.
Il vient m'embrasser, à pleine bouche. Ses baisers sont rares, étonnée, je le lui rends avec fougue, sans plus de question. il rajoute des pinces, rajoute des poids, s'enquière que ça fait mal, reprend sa place et le nerf de boeuf reprend son travail. Dire "encore monsieur" à chaque fois. Je sais pourquoi, il veut entendre ma voix, savoir où j'en suis. La lanière tombe encore... il viendra deux fois m'embrasser encore, comme pour me donner le courage... et la lanière tombe et retombe... j'ai à peine prononcé les mots qu'il faut les redire, et les redire encore, ma voix fléchit, je suis en pleurs presque silencieux, dans un sursaut je rassemble mes dernières force pour deux "encore" sans plus aucun monsieur à suivre, deux encore de défit, de rage, deux encore qui n'ont qu'une signification... Assez !
Enfin il s'approche, commence par enlever les poids, les pinces suivent, me détache un poignet. Je suis surprise par mon bras qui tombe.. l'autre poignet, je ne ferai pas l'effort d'essayer de retenir sa chute, je n'en ai pas la volonté, je suis comme une poupée de chiffon. Il finit de me détacher, m'enlève le bondage des seins, me prends dans ses bras, pour un long baiser, me garde sur sa poitrine le temps qu'il me faut.
05 janvier 2009
A tous... le meilleur
Il y a longtemps que je n'étais venue ici. Aujourd'hui j'ai envie de reprendre l'écriture, dire mes ressentis avant que ne s'effacent autant les souvenirs que les traces, le sublime et le cuisant. Mais avant d'en venir là, je veux faire un retour en arrière, ce qui m'amène également, puisque je vais parler de l'année passée, à souhaiter à tous le meilleur que peut apporter cette année nouvelle.
Je veux dire également, et cela parce que mes écrits peuvent être trompeurs quelquefois ou du moins mal interprétés par certains, que mon Maître.. que je nomme Monsieur d'ailleurs... a toutes les qualités d'un Maître digne de ce nom, que je l'ai choisi en connaissance de cause... et de faits ... Je savais d'avance que ce ne serait pas facile, pour toutes sortes de raisons, en dehors des raisons classiques d'apprentissage de la soumission naturellement... Je ne savais même pas si j'arriverais à gérer cette difficulté là qui est son peu de disponibilité mais je voulais essayer parce que tout simplement c'était Lui. Certains se demanderont pourquoi je fais cette mise au point, d'autres auront une réponse à leurs questions ou leurs insinuations.
08 octobre 2008
Ce matin là...
En revenant ici, j'ai trouvé un récit mis de côté où j'exprimais un ressenti un peu... mal ressenti. Je vous le livre, un peu remodelé façon soumise... c'est à dire, moins mordant, plus tempéré que mon premier jet, juste pour que vous puissiez suivre mes progrès puisqu'enfin ce blog est là pour ça... il serait dommage de mettre cet écrit au panier puisqu'il représente une étape dans ma soumission.
En date du 8 octobre 2007.
"Ce matin je regarde la composition de la pâtée pour chat que j'ai mangé hier soir dans la gamelle toute neuve achetée à cet effet. En autre matière, il y a de la cendre ?! ...
C'est sans doute pourquoi j'ai ce goût dans la bouche ce matin !
Et pourtant il paraît que "c'était très bien comme d'habitude"... Peut-on déjà parlé d'habitude ? Pourquoi cette phrase a-t-elle un son qui me peine alors qu'elle se voulait réconfortante, pour le moins aimable.
Qu'est-ce donc que je cherche, qu'est-ce qui me fait vibrer, qu'est-ce qui me fait avancer ?
Début de soirée, entrée en matière, je dois faire des massages... je ne suis pas une pro, j'avais envie d'autre chose, rhaaa la vilaine soumise !!! Pourtant je finis par m'appliquer surtout lorsqu'on en vient à la fellation assez longue.. profonde... je m'applique à aller plus loin, plus "profond" puisqu'aussi bien il me faut m'améliorer en tout, que j'y prends plaisir, que mon Maître a l'air d'apprécier, aussi. Je ne sais pas trop comment j'ai fait, dommage ! J'espère que je retrouverais le "truc" la prochaine fois. J'aime bien progresser et je sais cette façon de faire importante dans la relation D/s... Vient ensuite la prise de possession, position que j'aime ça tombe bien, que je préfère même, une de mes favorites. Comme quoi nous sommes en phase ! Certains diraient que l'on voit là mon côté dominant, mais ce serait une erreur parce que c'est en pensant surtout à mon partenaire, et à la vue qu'il en a, que cette position me plaît. Avec en plus cette variante amusante, que j'aurai plaisir à réaliser de nouveau, puisqu'il me demande de me tenir au lit du dessus pour m'empaler sur lui.
L'heure du dîner se fait sentir dans nos estomacs qu'il faut contenter aussi... et oui !!
Attachée à l'échelle du lit surélevé, je me retrouve seule un moment, je ne crains pas l'attente, ni la position légèrement inconfortable... les bras d'un côté des barreaux et le corps de l'autre, les jambes écartées et les chevilles liées aux montants ne me permettent pas de bouger vraiment... Je pose mon front sur le matelas du dessus, presque je m'endors.. sereine..
Une fois libérée, je dois me préparer mon Shéba, le mettre dans ma gamelle, toute neuve, achetée la veille et la poser au sol près de la gamelle d'eau... empruntée à mon chat..
Bord trop relevé pour un diamètre trop petit, manger dedans n'est pas pratique. Je demande la permission de tout mettre par terre sur le carton d'emballage du Mac-do que Monsieur vient de manger juste avant, devant moi prisonnière... permission accordée... Je mangerai tout, même ce que j'avais mis de côté parce que suspect à mes yeux... gras ou viande ? Viande... enfin façon de parler... pourtant sans doute la seule viande que j'ai mangé ce soir...
- Permission m'est donnée, sans que je la réclame, de me rincer la bouche... pourquoi faire ? non merci tout va bien...
Je fais ma mauvaise tête.. je saurais plus tard que j'ai raté un tendre baiser de récompense...
- Encore faim ? Une salade a été prévue et choisie par moi ... non merci ! plus faim...
Gavant le Shéba !!!
En fait, ce n'est pas tant de l'avoir mangé mais plutôt d'avoir eu à le préparer moi-même... j'aurai aimé que ce soit le Maître qui le verse dans la gamelle, qui sépare les bouchées. Je me serais régalée à le voir faire, voir combien il prenait soin de sa soumise... je me serais régalée autant que lui ensuite a apprécié de me voir le manger, amusé aussi de me voir râler..
Encore une fois, je me retrouve attachée, encore une fois, moment délicieux... par les chevilles et les poignets au lit du dessus, le dos reposant sur le lit du dessous... bien écartelée au maximum... pour un début de fist qui n'ira pas plus loin que 4 doigts. Je n'ai plus trop la notion de l'enchaînement des choses (mais non, je ne parle pas de moi !!), je crois que c'est après.. alors que je suis toujours attachée, bandeau sur les yeux, que j'ai senti sur mes lèvres le petit morceau de cuir de la cravache. Je l'ai alors léché avec une délectation évidente, sachant pourtant ce qui allait s'en suivre... comme un chat joue avec l'objet qu'on lui tend sans lui donner vraiment, je l'ai léché, quelquefois presque à le happer entièrement dans ma bouche afin de le rendre trempe de ma salive. Dans un flash, je me suis brièvement souvenue de cette première fois où je la craignais tant cette cravache... comme les temps changent... par moment, par endroit... je peux dire presque que je l'aime déjà...
Un sommeil bien mérité de part et d'autre, un réveil mal orchestré... pas de petit déjeuner ensemble, plus le temps ... tiens encore ! ... Et pourtant j'aurais tant aimé, parler un peu de la veille... c'est connu le débriefing .... Il paraît que je n'ai pas voulu me réveiller au moment choisi, oui c'est vrai, j'avoue...
Et voilà le moment du départ, devant la voiture .. "c'était très bien comme d'habitude"
06 octobre 2008
Juste un peu
Dire son ressenti, écrire son plaisir d'enfin se retrouver face à face après ce rendez-vous annulé. Grapillage sur le temps, un peu plus de temps... déjeuner ensemble quitte à attendre ensuite deux longues heures avant de se retrouver vraiment. S'habiller sagement dessus alors que dessous tout est permis, voulu même, m'enlève un peu de mon plaisir de me sentir soumise. J'aime provoquer autour de moi. J'aime jeter à la figure des autres un état qu'ils ne comprennent pas toujours, et...ou qu'ils prennent pour autre chose aussi. J'aime, je l'avoue, outrer les bonnes gens bien pensants...
Le train approche, 3/4 d'heure encore et Il sera là à la gare, Il m'emmera avec lui.. je ne prendrais pas le tram cette fois pour Le rejoindre. C'est Lui qui viendra me chercher, trait d'union à nos adieux manqués de la dernière fois, laissée à la gare sur un passage de bus, vite, ne pas faire attendre... repartie sans être de retour du pays des plaisirs. Le train entre en gare et le vertige me prend de sa présence au dehors. Le creux à l'estomac, la délicieuse nausée du vide, celle que l'on ressent dans un manège de l'extrème, mon extrème à moi, celle de mon envie de Lui.
.....
Voilà, le déjeuner s'est passé comme dans un rêve, trop court, toujours et encore. Ensuite, ballade en ville seule, rues pietonnes en attendant l'heure de la sortie des bureaux, l'heure de le rejoindre... mon heure. L'attente dans le petit café juste à côté, le regard du patron qui s'éclaire.. voilà je fais partie des habituées maintenant. La même table, le même café en attente du feu vert. La même visite aux toilettes pour finir de me préparer, vérifier ma tenue. Le message qui lui dit que je suis là, le message qui me dit de venir..... et non !!!!
"ok attends"
...que je n'aime pas ces mots... imprévu de dernière minute... j'attends et le temps passe, inéxorablement qui me prend du temps sur mon temps... le train tout à l'heure n'attendra pas lui ... trois petites heures qui se transforment en deux... le temps de rien, juste de se retrouver, juste de lui plaire encore ... juste de goûter au nouveau martinet fait maison ...
J'étais si bien attachée là sur cette table, bloquée, exposée à ses envies, le bandeau sur les yeux... et voilà le bipbip qui dit l'heure, celle du départ, celle de la cassure. C'est comme un grand vide qui m'envahit, le bandeau cache à peine la tristesse qui me vient sans que je n'y puisse rien. Et même la nouvelle de nos retrouvailles dans seulement quelques jours n'y change rien. Savoir même que nous nous retrouverons cette fois pour un long moment ensemble, pour une nuit même, n'estompe pas la froideur de l'instant. J'ai l'impression d'avoir été escroquée d'une heure... blousée de soixante minutes... volée de trois mille six cents secondes dans chaque fibre de ma peau...
23 septembre 2008
Jamais deux sans trois
...Ensuite, j'ai longtemps réfléchi et tergiversé, bien que sentant l'inéluctable et sans doute justement à cause. J'aime à peser le pour et le contre, à ne pas m'aveugler devant la situation, moi qui aime tant l'être dans la situation, prendre ma décision en toute connaissance de "mauvaises" causes... Ma réflexion comme un gage de sérieux plutôt qu'une marque d'hésitations.
Alors, l'engagement s'est fait une première fois au téléphone... C'était le vendredi suivant.
Puis enfin, cet autre vendredi là encore... à genoux devant Lui assis dans son fauteuil, moi lui présentant le collier dans mes mains ouvertes, les yeux plongés dans les siens, j'ai réitéré ma demande... j'ai été lamentable, je me suis emmêlée que j'en aurais pleuré, alors que 5mn avant dans le petit café d'à côté je savais par coeur. Devant mon désarroi il a compris mon émotion et ne m'en a pas voulu. Les yeux baissés ensuite, j'ai attendu sa réponse, que ma demande devienne mon engagement de par son acceptation. Alors il a fermé le collier sur mon cou et je suis entrée dans la danse...
Il m'a fait l'honneur de ses combles... avec de très belles poutres "brut de décoffrage" classées "historique" ! J'ai une affection particulière pour les poutres et un certain nerf de boeuf !
Nous nous étions rencontrés deux fois déjà, il faut croire l'adage qui dit "jamais deux sans trois".
21 septembre 2008
C'était un vendredi
Il était un des rares avec qui je correspondais depuis longtemps. Il y avait entre nous, entre ces messages, quelque chose d'indéfinissable. Il n'était pas ma recherche et il le savait. Il n'était pas insistant et je lui en savais grès. Et puis, sans n'en rien savoir, on m'a donné l'irrésistible envie de le connaître mieux et plus. Tout à coup, j'ai eu l'envie d'être celle qui serait sous son fouet et son attention, dans ses mains jouets précieux. Ce que je connaissais de lui, ce qu'on m'en disait me confirmait que je pouvais lui faire confiance, bien au-delà de la confiance de routine qui permet de commencer des jeux avec un inconnu.
Alors oui, j'ai voulu aller au-délà. Je ne connaissais pas son physique mais l'important n'était plus là puisque de toute évidence il n'était pas celui que je cherchais. En fait, cette non correspondance m'offrait plus de liberté encore. Alors j'ai décidé, j'ai accepté une chose que jamais je n'aurais acceptée avec un autre il y a un mois encore. Parce ce que justement là, tout était différent avec cette certitude de qui il était, un dominant expérimenté, et tout à fait digne de confiance...
Alors cette situation que j'avais toujours refusée jusqu'alors s'est imposée à moi comme idéale ! Je ne trouverai jamais une aussi bonne occasion, et j'ai pensé que cela valait le coup de la vivre une fois au moins.
Sans n'avoir jamais vu sa photo, j'ai voulu me soumettre sans le voir. Arrivée la première, j'ai mis le bandeau posé là sur la table. Durant deux heures, sans jamais que le bandeau me soit enlevé... j'ai accepté de jouer le jeu d'aller dans l'inconnu, tellement qu'à la fin j'ai craint d'ouvrir les yeux.
Nous nous sommes rencontrés... C'était un vendredi...
== Publicité ==













