Il était un pas... de la fée à la catin

Impressions, réflexions au fil des jours, d'une fée en forêt de Brocéliande, en quête de soumission. Complètement novice en bdsm, ce blog vous contera son évolution et son devenir.

06 octobre 2008

Juste un peu

ma_cha_ne

Dire son ressenti, écrire son plaisir d'enfin se retrouver face à face après ce rendez-vous annulé. Grapillage sur le temps, un peu plus de temps... déjeuner ensemble quitte à attendre ensuite deux longues heures avant de se retrouver vraiment. S'habiller sagement dessus alors que dessous tout est permis, voulu même, m'enlève un peu de mon plaisir de me sentir soumise. J'aime provoquer autour de moi. J'aime jeter à la figure des autres un état qu'ils ne comprennent pas toujours, et...ou qu'ils prennent pour autre chose aussi. J'aime, je l'avoue, outrer les bonnes gens bien pensants...

Le train approche, 3/4 d'heure encore et Il sera là à la gare, Il m'emmera avec lui.. je ne prendrais pas le tram cette fois pour Le rejoindre. C'est Lui qui viendra me chercher, trait d'union à nos adieux manqués de la dernière fois, laissée à la gare sur un passage de bus, vite, ne pas faire attendre... repartie sans être de retour du pays des plaisirs. Le train entre en gare et le vertige me prend de sa présence au dehors. Le creux à l'estomac, la délicieuse nausée du vide, celle que l'on ressent dans un manège de l'extrème, mon extrème à moi, celle de mon envie de Lui.
.....
Voilà, le déjeuner s'est passé comme dans un rêve, trop court, toujours et encore. Ensuite, ballade en ville seule, rues pietonnes en attendant l'heure de la sortie des bureaux, l'heure de le rejoindre... mon heure. L'attente dans le petit café juste à côté, le regard du patron qui s'éclaire.. voilà je fais partie des habituées maintenant. La même table, le même café en attente du feu vert. La même visite aux toilettes pour finir de me préparer, vérifier ma tenue. Le message qui lui dit que je suis là, le message qui me dit de venir..... et non !!!!
"ok attends"
...que je n'aime pas ces mots... imprévu de dernière minute... j'attends et le temps passe, inéxorablement qui me prend du temps sur mon temps... le train tout à l'heure n'attendra pas lui ... trois petites heures qui se transforment en deux... le temps de rien, juste de se retrouver,  juste de lui plaire encore ... juste de goûter au nouveau martinet fait maison ...

J'étais si bien attachée là sur cette table, bloquée, exposée à ses envies, le bandeau sur les yeux... et voilà le bipbip qui dit l'heure, celle du départ, celle de la cassure. C'est comme un grand vide qui m'envahit, le bandeau cache à peine la tristesse qui me vient sans que je n'y puisse rien. Et même la nouvelle de nos retrouvailles dans seulement quelques jours n'y change rien.  Savoir même que nous nous retrouverons cette fois pour un long moment ensemble, pour une nuit même, n'estompe pas la froideur de l'instant. J'ai l'impression d'avoir été escroquée d'une heure... blousée de soixante minutes... volée de trois mille six cents secondes dans chaque fibre de ma peau...

Posté par bruine_ à 19:39 - Au fil des heures... - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires

Pire encore ...

A peu près mille fois plus de millièmes de secondes. Pauvre amie, que ne donnerais-je pas pour vous consoler ... et vous avoir là, exposée à mes envies.

Posté par Bo, 12 octobre 2008 à 12:12

Saleté de temps... toujours trop long ou trop court... Mais heureusement on peut garder ces belles heures-là en suspends dans notre mémoire et dans notre corps. Bises douces

Posté par Badine, 12 octobre 2008 à 22:08

o temps suspends ton vol

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !...........
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit........
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?.......lamartine sourire
le_mage

Posté par le_mage, 13 octobre 2008 à 03:00

Le temps

est un ennemi redoutable...C'est pour ça que j'écris, que j'aime et que je shoote...sourire. Magnifique photo chère Bruine.

Posté par Volcane, 13 octobre 2008 à 11:43

Sourire

Petite soumise, decidement ta plume refletera toujours merveilleusement la puissance et la beauté de l'etre. Le temps perdu, s'il ne se rattrappe jamais et se poursuit parfois, n'est jamais totalement inutile quand nos pensées si proches vont vers l'autre.

Posté par milouin14, 13 octobre 2008 à 14:23

Magnifique article !
TSM

Posté par TSM, 23 novembre 2008 à 14:11

Face au temps

Face au temps qui passe, comment faire ?
Peut-être apprécier le temps présent, chère amie.
Se nourrir des instants précieux que nous accorde la vie.
Goûter l'attente autant que la présence.
Je suis heureux de te retrouver au travers de ton blog que j'ai, je m'en excuse, peu visité ces derniers temps.
Je te souhaite beaucoup de bonheur dans ta quête.
Je t'embrasse

L

Posté par Libertin_123, 09 décembre 2008 à 16:35

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