08 octobre 2008
Ce matin là...
En revenant ici, j'ai trouvé un récit mis de côté où j'exprimais un ressenti un peu... mal ressenti. Je vous le livre, un peu remodelé façon soumise... c'est à dire, moins mordant, plus tempéré que mon premier jet, juste pour que vous puissiez suivre mes progrès puisqu'enfin ce blog est là pour ça... il serait dommage de mettre cet écrit au panier puisqu'il représente une étape dans ma soumission.
En date du 8 octobre 2007.
"Ce matin je regarde la composition de la pâtée pour chat que j'ai mangé hier soir dans la gamelle toute neuve achetée à cet effet. En autre matière, il y a de la cendre ?! ...
C'est sans doute pourquoi j'ai ce goût dans la bouche ce matin !
Et pourtant il paraît que "c'était très bien comme d'habitude"... Peut-on déjà parlé d'habitude ? Pourquoi cette phrase a-t-elle un son qui me peine alors qu'elle se voulait réconfortante, pour le moins aimable.
Qu'est-ce donc que je cherche, qu'est-ce qui me fait vibrer, qu'est-ce qui me fait avancer ?
Début de soirée, entrée en matière, je dois faire des massages... je ne suis pas une pro, j'avais envie d'autre chose, rhaaa la vilaine soumise !!! Pourtant je finis par m'appliquer surtout lorsqu'on en vient à la fellation assez longue.. profonde... je m'applique à aller plus loin, plus "profond" puisqu'aussi bien il me faut m'améliorer en tout, que j'y prends plaisir, que mon Maître a l'air d'apprécier, aussi. Je ne sais pas trop comment j'ai fait, dommage ! J'espère que je retrouverais le "truc" la prochaine fois. J'aime bien progresser et je sais cette façon de faire importante dans la relation D/s... Vient ensuite la prise de possession, position que j'aime ça tombe bien, que je préfère même, une de mes favorites. Comme quoi nous sommes en phase ! Certains diraient que l'on voit là mon côté dominant, mais ce serait une erreur parce que c'est en pensant surtout à mon partenaire, et à la vue qu'il en a, que cette position me plaît. Avec en plus cette variante amusante, que j'aurai plaisir à réaliser de nouveau, puisqu'il me demande de me tenir au lit du dessus pour m'empaler sur lui.
L'heure du dîner se fait sentir dans nos estomacs qu'il faut contenter aussi... et oui !!
Attachée à l'échelle du lit surélevé, je me retrouve seule un moment, je ne crains pas l'attente, ni la position légèrement inconfortable... les bras d'un côté des barreaux et le corps de l'autre, les jambes écartées et les chevilles liées aux montants ne me permettent pas de bouger vraiment... Je pose mon front sur le matelas du dessus, presque je m'endors.. sereine..
Une fois libérée, je dois me préparer mon Shéba, le mettre dans ma gamelle, toute neuve, achetée la veille et la poser au sol près de la gamelle d'eau... empruntée à mon chat..
Bord trop relevé pour un diamètre trop petit, manger dedans n'est pas pratique. Je demande la permission de tout mettre par terre sur le carton d'emballage du Mac-do que Monsieur vient de manger juste avant, devant moi prisonnière... permission accordée... Je mangerai tout, même ce que j'avais mis de côté parce que suspect à mes yeux... gras ou viande ? Viande... enfin façon de parler... pourtant sans doute la seule viande que j'ai mangé ce soir...
- Permission m'est donnée, sans que je la réclame, de me rincer la bouche... pourquoi faire ? non merci tout va bien...
Je fais ma mauvaise tête.. je saurais plus tard que j'ai raté un tendre baiser de récompense...
- Encore faim ? Une salade a été prévue et choisie par moi ... non merci ! plus faim...
Gavant le Shéba !!!
En fait, ce n'est pas tant de l'avoir mangé mais plutôt d'avoir eu à le préparer moi-même... j'aurai aimé que ce soit le Maître qui le verse dans la gamelle, qui sépare les bouchées. Je me serais régalée à le voir faire, voir combien il prenait soin de sa soumise... je me serais régalée autant que lui ensuite a apprécié de me voir le manger, amusé aussi de me voir râler..
Encore une fois, je me retrouve attachée, encore une fois, moment délicieux... par les chevilles et les poignets au lit du dessus, le dos reposant sur le lit du dessous... bien écartelée au maximum... pour un début de fist qui n'ira pas plus loin que 4 doigts. Je n'ai plus trop la notion de l'enchaînement des choses (mais non, je ne parle pas de moi !!), je crois que c'est après.. alors que je suis toujours attachée, bandeau sur les yeux, que j'ai senti sur mes lèvres le petit morceau de cuir de la cravache. Je l'ai alors léché avec une délectation évidente, sachant pourtant ce qui allait s'en suivre... comme un chat joue avec l'objet qu'on lui tend sans lui donner vraiment, je l'ai léché, quelquefois presque à le happer entièrement dans ma bouche afin de le rendre trempe de ma salive. Dans un flash, je me suis brièvement souvenue de cette première fois où je la craignais tant cette cravache... comme les temps changent... par moment, par endroit... je peux dire presque que je l'aime déjà...
Un sommeil bien mérité de part et d'autre, un réveil mal orchestré... pas de petit déjeuner ensemble, plus le temps ... tiens encore ! ... Et pourtant j'aurais tant aimé, parler un peu de la veille... c'est connu le débriefing .... Il paraît que je n'ai pas voulu me réveiller au moment choisi, oui c'est vrai, j'avoue...
Et voilà le moment du départ, devant la voiture .. "c'était très bien comme d'habitude"






