24 janvier 2009
L'avant et l'après...
Comme nous allions dans la pièce du fond pour nous préparer, j'ai pu l'apercevoir dans le salon à droite. Elle est à genoux, les yeux bandés, ses cheveux noirs juste à peine plus court que les miens, bouclés plus sagement. Je l'ai à peine entrevue mais j'ai remarqué son bel ensemble noir fait de voile pour le haut et de dentelle dans le bas. Je l'ai tout de suite trouvée jolie.
Mon Maître me fait déshabiller, je porte mon serre taille noir qu'il a resserré à l'hôtel. Il passe les bracelets à mes poignets et pose le collier à mon cou, y accroche la laisse qu'il laisse pendre. Nous nous dirigeons vers le salon et je profite encore un instant de la vue qu'elle offre, elle qui ne me voit pas, je la ressens comme un miroir de moi-même. Après une brève présentation, mon Maître me demande de me positionner à ses pieds puis il me bande les yeux.
Nous sommes là, face à face, agenouillées toutes les deux, et nos mains enfin s'aventurent à notre découverte. J'ai l'avantage sur elle de l'avoir vue tout à l'heure et je peux donc laisser mes mains parcourir ce que je sais être un gilet de voile couvrant sa poitrine menue mais superbe aux tétons naturellement turgescents. Son corset terminé par une courte jupe de dentelle cache à peine les attaches de ses bas en fines résilles. Je me surprends à incliner la tête dans le creux de son épaule pour déposer un baiser dans son cou. Je suis envahie d'une onde de tendresse et de douceur. Du creux de mes paumes, je frôle ses tétons érigés espérant lui procurer du plaisir. Je m'enhardis jusqu'à aller poser mes lèvres sur l'un ou l'autre, passer le bout de ma langue sur l'un et l'autre, j'ai envie de les mordiller mais j'ai peur de lui faire mal, je ne la connais pas, ne connais pas ses réactions, ses plaisirs, ses désirs. Ses mains aussi me cherchent, me frôlent les épaules, me caressent les seins, passent sur mon string qui peut être l'étonne, les soumises sont si souvent à découvert. Nous passons un moment seules, nous nous chuchotons des petits riens complices.
Enfin les deux Maîtres reviennent, nous enlèvent à chacune le bandeau et nous permettent de nous restaurer. Je reçois son visage en pleine figure, je la trouvais belle avec le bandeau, elle l'est encore plus sans. J'essaie d'être discrète, de ne pas la dévorer des yeux. J'aime ses traits, la courbe de son menton, ses cheveux de jais qui encadrent si joliment son visage me font penser à Blanche neige… Nous prenons quelques forces en grignotant les amuses gueules proposés sur la table basse, nous allons en avoir besoin. Le temps est venu de descendre dans une pièce aménagée pour les jeux bdsm.
Mon Maître sait que je n'ai jamais encore connu cet instant et la première chose que je vois… c’est la croix. Alors naturellement, je ne tarde pas à y être attachée. De la façon dont elle est positionnée, j'ai vraiment les jambes très écartées mais j'aime tout ce qui est lien et entraves et je ne me plains pas, au contraire je savoure cet instant jusqu'à ce que le maître des lieux vienne s'amuser un peu avec mes tétons. Je connais le "challenge", je serre les dents, il n'est pas question que je flanche. Ensuite, sincèrement, je ne sais plus trop ce qui s'est passé jusqu'au moment où nous nous sommes retrouvées attachées l'une à l'autre pour la ronde des Maîtres..... Où le monde n'est plus....
....... bruine, tu as fini ton verre ?
Le ton est doux mais ferme, un mélange que je connais assez pour comprendre qu'il faut revenir, qu'il faut rompre le charme. Je réponds que j'ai fini, fais deux pas vers la table pour poser le verre où il reste pourtant une gorgée encore. Je me sens loin, distante, plus froide que la glace alors que je dois avoir le dos brûlant. Les Maîtres demandent à ma compagne de soumission de s'installer sur le canapé pour que je la fasse jouir. Elle s'assoit ou plutôt s'allonge laissant ses jambes en dehors et ses pieds au sol. Je me glisse entre ses cuisses, à genoux pour être à la hauteur de son sexe... Je ne me souviens pas avoir reçu des directives, juste je me souviens que mes mains sont allées chercher les pointes de ses tétons que j'adore et qui répondent si bien, si vite à la sollicitation. Puis j'approche mon visage de ses lèvres intimes garnies d'un bel anneau doré et je commence maladroitement à les lécher. Je m'installe un peu plus bas pour être plus à l 'aise, encore tellement plus bas que je finis par m'allonger au sol. Me reposant sur les avant-bras, je peux la manger tout à loisirs. Elle gémit et laisse monter son plaisir, c'est alors que son Maître me donne un jouet un peu spécial qu'elle apprécie particulièrement. je me redresse, assise sur mes jambes je commence à titiller son clitoris avec... Ils nous l'avaient dit.. mais je ne m'y attendait pas ainsi... je ne pensais pas être capable de la faire aller jusque là, même avec l'intermédiaire d'un jouet... mais voilà qu'elle m'offre sa fontaine. Je la reçois en pleine poitrine et loin de m'éloigner j'ai le geste de me donner à son offrande. Par trois fois elle va se répandre et par trois fois je vais la recevoir. Je suis émerveillée et pleinement heureuse.
Commentaires
Mes impressions
Ce récit est savoureux dns sa prose dans les mots utilisés.. Il dégage une envie intense et une sensualité extrème.. Il est bien construit dans son déroulement et dans la montée des désirs et plaisirs.. Il montre d'une manière vraiment superbe que l'érotisme et la sensualite peuvent aussi se conjuguer avec le SM ou de D/s..
Continues Bruine..
Kriss
Un surprenant délice
que de lire ces mots-là...maintenant...sourire
L'envie...
y était assurément, pour ce qui est de la sensualité je vous laisse seule juge.
Maintenant...
Chère Volcane, j'espère en écrire beaucoup d'autres. *sourire*
L'aprés
La "barre" est de plus en plus haute et tu poursuis merveilleusement la montée. En avant donc!
Vous ai-je dis, Monsieur, que je ne craignais pas le vertige ? *sourire*
Quel plaisir de te retrouver, douce Bruine, et en si bonne compagnie de surcroît ! Je te souhaite donc d'autres somptueux et nombreux vertiges ! ;o)
Bises tendres
Entre rêve et réalité
Chère Bruine, ne ressentez-vous pas parfois un décalage entre votre extrème sensibilité et vos "maitres", un fossé entre votre imaginaire et la réalité ? C'est la question que je me pose. Mais n'est-ce pas là le sort des gens sensibles que d'être insatisfait de la réalité ? Je ne sais pas. Si j'étais dominateur, j'aimerai vous dominé, vous en valez le coup!
Juste un petit mot
sur la pointe des pieds pour te dire tout le plaisir que j'ai eu à lire ce texte.
merci.






